Pépinière, verger, potager en Combrailles

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Conduite du verger

lundi 1er juin 2015, par lepoirierdelouche

Avant la plantation du verger haute-tige, une avoine a été cultivée en agriculture biologique, puis un mélange de graminées prairiales (ray gras et fétuques) et d’engrais vert (mélange Vitivert + phacélie) a été semé fin septembre. Les trous de plantation ont été faits manuellement tout comme la plantation. Nous avons effectué cette dernière entièrement lors d’un week-end fort sympathique entre amis ! Nous avons apporté, pour chaque arbre, deux pelletées de fumier de bovin issu d’un élevage bio de la commune, et la paille de l’avoine cultivée sur place sert de paillage au pied des arbres. L’objectif est de continuer ce type de fumure automnale pendant les 10 à 15 premières années à raison d’un seau de fumier pour 2m² au sol sous la couronne de l’arbre. Ensuite, un pâturage pourrait être envisagé (volailles, moutons).

Pour l’instant, entre les rangs, la prairie est fauchée par un éleveur voisin pour nourrir ses chèvres et moutons ce qui assure en échange l’entretien de la parcelle. Sur le rang, la prairie est conservée pour permettre aux plantes à fleurs de se reproduire et pour accueillir les animaux (insectes auxiliaires, pollinisateurs, oiseaux prairiaux…). Cela nous semble important car les fauches actuelles trop précoces ne permettent en effet pas à beaucoup d’espèces de plantes à fleurs d’aller jusqu’à la graine ce qui est aussi une cause de diminution de la diversité de la flore des milieux agricoles. De plus, ce manque de graines sauvages affecte aussi la survie des oiseaux en hiver, qui à cette période sont en grande partie granivores. Et nourrir les oiseaux avec des graines de tournesol (souvent cultivés aux pesticides…) dans quelques jardins ne suffira pas à combler le manque de graines sauvages des millions d’hectares agricoles trop intensivement exploités !

Pour les arbres demi-tige, les trous ont été faits directement dans la prairie et le fumier est remplacé par du crottin de cheval composté de plus de 6 mois d’un centre équestre (situé à 10 km) en conventionnel. Le paillage est réalisé essentiellement par apport de feuilles mortes prélevées dans notre bois voisin.

Les arbres haute-tige sont conduits en axe, les demi-tiges également avec quelques multiaxes envisagés sur pêchers, pruniers et cerisiers.

Planter des arbres fruitiers haute-tige et demi-tige relève d’une vision à moyen et long terme, la production ne débutant qu’à 8-10 ans pour les premiers et 4-5 ans pour les seconds. En attendant, nous entretenons un autre vieux verger d’une cinquantaine d’arbres et y récoltons les fruits pour commencer la vente et acquérir de l’expérience en commençant à transformer. Nous avons aussi une quinzaine de vieux arbres (pruniers surtout) et une trentaine âgés de 6 à 10 ans.

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