Pépinière, verger, potager en Combrailles

Accueil > Le maraîchage > Méthodes de culture

Méthodes de culture

lundi 1er juin 2015, par lepoirierdelouche

Les pommes de terre et les courges sont les seuls légumes cultivés en plein champ, sur billons (petites buttes temporaires), car ils demandent des surfaces relativement importantes. Le sol est travaillé à la main quand c’est possible, au tracteur pour les travaux trop lourds (destruction d’engrais vert). Nous souhaiterions à terme mener ces cultures de plein champ en traction animale, mais nos surfaces sont pour l’instant trop petites pour justifier l’acquisition d’animaux et de matériel. La maîtrise de la traction animale demande également du temps et nous n’avons pas trouvé de personne suffisamment proche pour réaliser le travail chez nous (faire venir un animal de loin nous semble peu cohérent).
Tous les autres légumes sont cultivés sur buttes permanentes. Les buttes font environ 1m de large et entre 30cm et 1m de hauteur (bords maintenus par des planches pour les plus hautes), les longueurs sont variables (entre 5 et 40m). Les intérêts des buttes sont multiples :

  • rapprocher le sol du jardinier pour épargner son dos et ses genoux
  • augmenter la surface exposée au soleil pour permettre un réchauffement plus rapide de la terre au printemps
  • offrir une profondeur de sol meuble plus importante aux légumes (facilité à ameublir plus de profondeur)
  • matérialiser et délimiter clairement les surfaces cultivées pour s’assurer de ne pas marcher dessus et ainsi limiter le tassement
  • permettre un bon drainage de l’eau évitant ainsi les asphyxies et, si la structure du sol est bonne, permettre une bonne remontée par capillarité
  • créer des couloirs de circulation de l’air permettant de mieux aérer les cultures, limitant ainsi le développement des maladies
  • dans les terrains légèrement en pente, éviter le ruissellement de l’eau grâce aux obstacles créés par les buttes perpendiculaires à la pente, l’eau s’infiltrant ainsi mieux dans celles-ci
  • plus généralement créer des microreliefs et donc des microclimats, favorables à un plus grand nombre d’espèces, cultivées ou sauvages
  • augmenter la surface cultivée grâce à la courbure du sol (la surface de l’arc de cercle de la butte est plus importante que la même surface plate)

Ces avantages sont les avantages théoriques de la culture sur butte. Nous les constatons de manière variable dans nos jeunes jardins et avons encore beaucoup de progrès à faire pour tout optimiser ! Mais le chemin est suffisamment passionnant pour tenter le coup.

Le sol est laissé le moins longtemps possible à nu, grâce à la couverture :

  • des cultures dont les associations dans l’espace et le temps tentent d’assurer une présence longue de cultures sur les buttes
  • de paillage végétal entre les cultures ou en l’absence de celles-ci. Les paillages utilisés sont variés : feuilles d’arbres, ortie, consoude, déchets de cuisine, fougères, genêts, etc.
  • d’engrais verts (vesce d’hiver notamment)
  • des adventices quand celles-ci ne gênent pas les cultures (pas encore de culture implantées, cultures suffisamment développées, adventices facile à enlever, etc.)

Cette couverture permanente permet de :

  • soustraire le sol à l’action du soleil, du vent et de la pluie qui ont tendance à dessécher et tasser un sol nu
  • limiter la pousse de plantes spontanées non désirées (les « adventices » ou « mauvaises herbes »)
  • enrichir le sol et nourrir ses occupants par la décomposition des paillages ou des engrais verts

Messages

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.